Le Val de Loire, berceau des arts et de la langue, fut aussi celui de la rose célébrée par la Pléiade. Et l’on croirait encore entendre Ronsard murmurer entre les allées :
« Mignonne, allons voir si la rose… »
Au cœur du domaine s’étend la roseraie du parfumeur. Cultivée avec soin, elle devient un véritable laboratoire à ciel ouvert, où chaque rose est observée, respirée, comprise. Le parfumeur y dialogue avec la nature, cherchant dans chaque pétale une nuance, une émotion, une mémoire.
Plus secret, le jardin de Curé perpétue une tradition plus ancienne encore. On y cultive simples, herbes médicinales et plantes aromatiques, comme autrefois dans les jardins monastiques, rappelant que la parfumerie est née du soin, du sacré et du savoir des plantes.
Au fil des saisons, le domaine respire :
roses à l’aube, herbes chauffées par le soleil, terre humide après la pluie.
Ainsi, au Château du Rouvray, le parfum ne se crée pas seulement —
il naît de l’histoire, de la nature et du temps.
Un lieu où se rencontrent Renaissance, poésie et parfumerie,
dans un même souffle, discret et éternel.